Blog bilingue occitan-français abordant les thèmes de la cuisine, du point compté, de l'Occitanie en général...
C'était le lundi 11 février et l'heure était à la cuisine catalane. Deux aspects car cette cuisine est riche et variée et nous ne pouvions pas tout explorer.
Mirelha a souhaité faire connaître la recette des calçots et leur sauce salvixada :
D'abord, c'est quoi, des calçots ? Ce sont des oignons frais qui sont récoltés dans la région de Baho (Catalogne nord) ou de Valls (Catalogne sud) dès le début de février et jusqu'à fin mars environ. Pour les trouver, il nous a fallu faire une escapade jusqu'au marché Vauban de Perpignan car ils ne remontent pas dans nos terres occitanes (à ma connaissance!).
Ils se servent avec une sauce assez relevée nommée salvitxada
– 1 ñora (piment sec doux) / 4 tomates mûres (remplacées par une pulpe de tomate bio) / 4 gousses d'ail (cuites au four dans du papier alu) / 1 petit verre d'huile d'olive / 80 g d'amandes et 20 g de noisettes grillées à sec / pain dur / sel et poivre / on peut terminer par une courte mayonnaise pour lier le tout (Merci Eric !)
- La veille, mettre la ñora séchée dans un verre d’eau.
- Nettoyer les calçots et les mettre au four après les avoir enduits d'huile au pinceau. Retourner à mi-cuisson (1 verre d'eau dans la lèchefrite)
- Couper le haut des tomates et faire une croix sur le dessous pour qu’elles cuisent mieux, et enfourner avec la tête d’ail (sans l’éplucher) pendant 30 minutes à 160°.
- Récupérer la pulpe de la ñora avec une petite cuillère et la mettre dans un mortier.
- Ajouter les croûtons de pain, ou le pain dur, les amandes, et les noisettes.
Bien écraser.
- Quand les tomates sont cuites, enlever la peau et les parties brûlées et ajouter la chair dans le mortier. (nous avons fait travailler le mixeur !)
- Ajouter 2 ou 3 gousses d’ail, la moitié du verre d’huile d’olive et bien écraser le tout jusqu’à ce que la texture soit idéale. Ajouter de l’huile jusqu’à ce que la texture soit bien.
- Ajuster le côté « piquant » en ajoutant une autre gousse d’ail (selon les goûts).
- Une fois les calçots cuits, mettez-les dans un plat de service et accompagner de la sauce salvitxada. En Catalogne, c'est un prétexte à fête : donc de grandes tablées réunissent les amis et on vous enveloppe d'une grande serviette car il est de bon ton de manger avec les doigts et d'avaler le poireau, débarrassé de ses feuilles extérieures noircies. Vous pouvez trouver de nombreuses vidéos sur le net qui vous mettront en appétit.
Sabine s'est lancée dans un Guisat de peix soit ragoût de poisson.
Pour 4 personnes
Laver, écailler et couper 1,5 kg de poissons de roche en morceaux. Peler et couper 6 pommes de terre en morceaux. Peler et hacher un oignon et 3 gousses d'ail. Faire chauffer 4 cuillerées d'huile d'olive dans un grand plat en terre cuite à fond plat et faire revenir l'oignon haché jusqu'à ce qu'il soit transparent. Ajouter la moitié de l'ail haché et et 2 tomates coupées en morceaux. Faire cuire durant environ 10 minutes jusqu'à obtenir un « sofrit » (c'est la base de presque toutes les recettes salées de Catalogne). Ajoutez les morceaux de pommes de terre et assaisonner avec du sel, une pincée de cannelle et quelques pistil de safran. Saupoudrer le tout avec la moitié d'une branche de persil haché, faire revenir une minute et couvrir légèrement d'eau. Faire cuire durant environ 15 minutes à feu très doux. Disposer les morceaux de poisson sur le ragoût et ajoutez un peu d'eau si nécessaire. Laissez le tout cuire environ 10 minutes de plus. Broyer l'ail et le persil restants dans un mortier. Diluer ce mélange avec un peu de bouillon chaud et le verser sur le ragoût au moment de servir.
Il fallait bien sacrifier aux desserts ! Et voici ce que Patricia nous avait conconcté : GREIXONERA
Dessert typique d’Ibiza et de Formentera, fait avec des ensaïmadas de la veille (viennoiserie ronde un peu comme des pains aux raisins). Voici 2 variantes.
1/
8 ensaïmadas de la veille, 8 œufs, 1 litre de lait, 300 g de sucre, beurre, citron, cannelle
Faire cuire le lait, puis le laisser refroidir. Ajouter les œufs bien battus. Ajouter les ensaïmadas en morceaux, le sucre, un peu de pelure de citron râpée.
Enduire un moule de beurre et y verser le mélange.
Cuire au four à température moyenne pendant environ une demi-heure.
Démouler une fois froid et saupoudrer de cannelle.
2/
1 litre de lait demi-écrémé, 1 bâton de cannelle, 1 citron jaune bio, 400 g de sucre en poudre, 6 ensaïmadas individuelles (ou 6 croissants), 8 œufs
Porter le lait à ébullition sur feu doux avec la cannelle, les zestes du citron et 200g de sucre en poudre. Aux premiers bouillons, ôter du feu et laisser infuser jusqu’à ce que le mélange tiédisse. Lorsqu’il est tiède, retirer le bâton de cannelle et les zestes, et ajouter les ensaïmadas en petits morceaux.
Battre les œufs puis les mélanger à la préparation. Réserver à température ambiante.
Préchauffer le four à 175° C
Faire fondre, sur feu doux, les 200g de sucre restants avec une cuillerée à soupe d’eau dans un grand plat assez profond (en terre de préférence).
Lorsque le caramel prend une jolie teinte dorée, retirer le moule du feu.
Verser alors dans ce plat bien caramélisé, la préparation aux ensaïmadas et enfourner dans un bain-marie pendant 50 mn environ.
Server ce dessert froid et démoulé.
En principe, c’est un œuf par ensaïmada. Pour 8 œufs : 1 litre de lait Pour 4 œufs : ½ litre de lait
Monique nous a fait goûter un turrón « coco thai » au gingembre, très nouveau. Moi, j'ai adoré !
Les estomacs s'étant bien reposés, nous allons nous retrouver
ce lundi 11 mars pour nous attaquer aux crêpes : ça va sauter à Ventenac !